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Larguez les amarres : nous vous embarquons à bord de l’Aranui 5 pour un récit quotidien en images de 2 semaines…

Aranui est une compagnie de « cargo-mixte » qui, depuis 30 ans, propose à des passagers avides d’aventures l’une des plus fascinantes traversées de la planète. Ce navire, le plus beau fleuron des navires mixtes de fret et de passagers, vous emmène jusqu’à des contrées lointaines où ils  ravitaillent de petites communautés vivant hors de la civilisation. Vous êtes accueilli par du personnel de bord chaleureux et bienveillant, qui compte des membres d’équipage fidèles à l’Aranui depuis de nombreuses années. Ils sont fiers de vous initier à leurs traditions ancestrales. Tout comme les guides et conférenciers, spécialistes et polyglottes, qui répondrent à vos questions au cours de la découverte de ces îles captivantes.

JOUR 1. Fakarava, à 450 km de Tahiti, c’est un petit atoll au cœur de l’archipel des Tuamotu. De fines bandes de sable ornées de cocotiers, et surtout, un lagon transparent.

JOUR 2 – POLYNESIE. Une journée en mer, en l’occurrence dans le Pacifique Sud, c’est toujours un plaisir de découvrir le bateau, d’observer la mer et le ciel, de suivre des conférences passionnantes ou d’apprendre à préparer du poisson cru au lait de coco. Cap à présent sur les Marquises !

JOUR 3 – POLYNESIE. Nous voilà à Nuku Hiva, dans les Marquises. Pas de lagon et de sable blanc mais une végétation luxuriante et des montagnes. Et déjà un des grands moments du voyage : un spectacle de danses impressionnant au cœur d’un site archéologique sacré qui nous plonge dans l’histoire de cet archipel. La scène ? Au pied d’un immense banian, un arbre gigantesque d’une circonférence de plus de 15 mètres ! Place ensuite aux premières spécialités culinaires locales sous l’œil des tikis…

JOUR 4 – POLYNESIE. Ua Pou est connue pour ses pierres fleuries d’origine volcanique, utilisées pour fabriquer des bijoux. La randonnée vers la grande croix offre une vue sur la baie d’Hakahau, le village principal. La dégustation des fruits locaux (pamplemousses, mangues, citrons, plusieurs sortes de bananes,…) précède un deuxième spectacle avec des cris de guerriers quasiment en transes, tempérés par les incantations des femmes.

JOUR 5 – POLYNESIE. C’est le jour J pour les Belges à bord de l’Aranui 5 ! Hiva Oa est en effet l’île où Jacques Brel repose depuis tout juste 40 ans après avoir vécu ses dernières années dans ces Marquises qu’il chantait. Le Bruxellois a trouvé ici la quiétude tant recherchée après sa fabuleuse carrière. Il n’a laissé que de bons souvenirs. Nous avons retrouvé à Atuona des personnes qui l’ont connu. Ces rencontres furent de grands moments, tout comme le recueillement devant sa tombe (voisine de Gauguin) et la visite de l’Espace Brel, qui retrace sa vie et abrite son célèbre avion ‘Jojo’.

JOUR 6 – POLYNESIE. L’île la plus au sud des Marquises est aussi la plus sauvage, avec seulement 2 villages et un accès uniquement par bateau. A Fatu Hiva, les femmes fabriquent le « tapa » (étoffe non tissée réalisée à partir de l’écorce d’arbre et l’« Umu » (bouquet fleuri). L’équipe d’Aranui propose une randonnée sportive (17 km, + 605 m, + de 30°) : l’idéal pour découvrir l’île !

JOUR 7 – POLYNESIE. Retour sur l’île d’Hiva Oa qui a accueilli Jacques Brel. Cette fois, nous débarquons au Nord dans un des endroits les plus prisés par les premiers immigrants et les plus riches sur le plan archéologique. Le site Te l’Ipona, niché dans une forêt luxuriante, dévoile un lieu sacré réservé à l’élite de la société (grand prêtre, chefs, guerriers, sculpteurs,…). C’est ici que se pratiquait l’ancienne religion des Marquisiens, sacrifices humains y compris.
L’après-midi, la visite de l’île de Tahuata vaut surtout pour l’église catholique de Vaitahu (1988), considérée comme la plus belle des Marquises.

JOUR 8 – POLYNESIE. Dès 6 heures, tous sur le pont pour assister à une manœuvre périlleuse dans l’’’Invisible Bay’ de l’île Ua Huka. L’Aranui 5 s’engage dans l’étroit boyau coincé entre des parois verticales. Il fait demi-tour sur lui-même avant d’être attaché grâce aux prouesses des marins. Cette île, la plus aride de l’archipel, est peuplée de chèvres et de chevaux en liberté, mais aussi – enfin- de nombreux oiseaux qui échappent ici au rat noir.
Les 4×4 nous emmènent dans les 3 villages habités. Le parcours offre de superbes panoramas, avec des arrêts dans un arboretum et dans deux des rares musées centrés sur la culture Marquisienne à travers divers objets : pétroglyphes, sculptures, bijoux, ustensiles de pêche, maquette de maisons traditionnelle et de pirogues, tatouages, échasses, pilons, herminettes,…

JOUR 9 – POLYNESIE. La boucle Marquisienne s’achève malheureusement déjà. Les containers laissés vides à l‘aller sont à présent remplis. Nous repassons en effet par Nuku Hiva et Ua Pou. La première halte nous permet de dire au revoir aux tikis, symbolisés ici notamment par la plus grande statue contemporaine de Polynésie. Présentes sur les sites archéologiques, ces statues sacrées évoquent des visages humains. Taillées dans des blocs de pierre ou dans du bois, elles revêtaient une fonction religieuse et symbolique, figurant le souvenir d’ancêtres divinisés ou une puissance protectrice.
A Ua Pou, nous saluons un de nos conférenciers. Didier Benatar, Français avec un père né au Congo belge, habite sur l’île depuis 18 ans. Comme beaucoup de Marquisiens, il vit pratiquement en autarcie grâce à une parcelle isolée de 2 ha où il cultive (arbres fruitiers, légumes,…) et élève 5 chevaux. Expert en histoire et culture Marquisienne, il rejoint toutes les 3 semaines l’équipe de guides de l’Aranui 5 pour partager son savoir et sa passion.

JOUR 10 – POLYNESIE. Après une semaine dans les Marquises, l’Aranui 5 repart pour 2 nuits et une journée de navigation vers l’archipel d’atolls Tuamotu. C’est l’occasion de découvrir l’autre facette du bateau : la partie croisière jouxte en effet un côté fret avec des cales et 19 conteneurs.
L’armateur ravitaille ainsi une série d’îles polynésiennes, particulièrement aux Marquises. A chaque escale, la population locale attend ce cordon ombilical avec Tahiti et sa capitale Papeete.
A l’aller, on retrouve la plupart des articles disponibles dans les rares supermarchés, les matériaux de construction, les 4×4,… et malheureusement parfois une dépouille mortelle. Au retour, le coprah (résidu sec de la matière blanche qui tapisse la noix de coco et qui sert à produire une huile brute utilisée par les fabricants de monoï, l’huile parfumée aux vertus multiples), des fruits, du poisson,… constituent les marchandises les plus répandues. Environ la moitié du fret est constitué de petits colis personnels destinés à des familles vivant sur une autre île.
Une croisière sur Aranui, c’est donc aussi cette riche plongée dans un aspect vital pour les populations insulaires.

JOUR 11 – POLYNESIE. Avec le retour aux Tuamotu, c’est le cliché de la carte postale qui réapparaît à Rangiroa. Le lagon est accessible via la passe de Tiputa où on observe parfois des dauphins. Cet endroit aux courants tumultueux est un spot d’exception pour observer la vie sous-marine. L’atoll de Rangiroa est le deuxième plus grand du monde, avec 75 km de long et 25 km de large. Cet écrin est serti de perles puisqu’il s’agit d’une des rares activités économiques de l’île. Nous visitons une ferme pour comprendre que la production de perles est une affaire compliquée, comportant notamment une, voire plusieurs greffes de l’huître avec un résultat pas toujours garanti. Du travail pointu nécessitant une formation délivrée sur place.

JOUR 12 – POLYNESIE. On connaissait les photos ; la réalité de Bora Bora, c’est mieux ! L’île est une forme de synthèse de l’itinéraire à bord de l’Aranui 5 : la beauté des eaux transparentes du lagon comme dans l’archipel des atolls de Tuamotu est associée aux montagnes luxuriantes et authentiques des Marquises. D’accord, il y a plus à voir qu’à faire.
A cet égard, le tour du lagon en pirogue à moteur est un incontournable, incluant des arrêts pour plonger avec les raies et les requins. C’est la première île de notre itinéraire qui est – légèrement – développée touristique-ment, avec principalement une quinzaine d’hôtels alignant les chambres sur pilotis. Ici, on plonge et on se repose, avant tout. Bora Bora est assurément à visiter, mais pour un séjour court à combiner avec d’autres îles.

JOUR 13 (fin) – POLYNESIE. Retour à la case départ avec l’Aranui 5: Papeete, capitale de Tahiti. Soyons francs : la ville, plutôt pauvre, offre peu de points d’intérêt. L’île, par contre, recèle des sites intéressants tout au long de sa boucle d’une soixantaine kilomètres, avec quelques surprises éloignées de nos a priori. Ici par exemple, davantage de sable noir que blanc. La traditionnelle pirogue, l’un ou l’autre site archéologique, les fameuses vagues de surf de Teahupoo ou tout simplement quelques cascades et traces de l’histoire de Tahiti jalonnent le parcours. Une belle journée pour terminer en beauté une croisière inoubliable que je vous recommande ! Plus qu’un voyage, c’est une véritable expérience multi-facettes !

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Commentaires

  • Warenghien Curtis

    27 septembre 2019

    Je n’ai personnellement fait jamais de croisière car j’ai cette vision de « je reste sur la bateau et je regarde l’eau » mais en lisant cette article et les détails expliqués me prouvent le contraire !
    Je testerai donc un jour .. Merci beaucoup !

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