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Un groupe de jeunes embarque pour la Tanzanie…avec de belles intentions

Si l’on vous dit Tanzanie… Vous pensez sans doute à ces vastes régions sauvages, aux immenses savanes remplies de lions, de zèbres ou encore d’éléphants. Mais la Tanzanie, c’est aussi un pays en voie de développement (bien différent des nôtres) qui n’hésite pas à faire appel à des volontaires pour l’aider dans ses missions d’enseignement. Lorsque l’on part dans ce pays d’Afrique de l’est, on n’imagine pas l’ampleur de la claque culturelle qu’on va prendre en pleine figure. C’est après huit mois de préparation que la section pionniers de l’unité scoute d’Aywaille (Belgique) est partie à l’aventure dans ce pays, avec l’envie de se rendre utiles tout en découvrant cette nature époustouflante et cette culture si différente. Voici leur histoire !

Pour commencer, la Tanzanie en quelques mots

La Tanzanie est un pays d’Afrique de l’est situé en bordure de l’océan Indien. Côté terre, la Tanzanie est entourée par le Kenya, le Mozambique, le Congo, le Malawi, l’Ouganda, le Burundi, la Zambie et le Rwanda. Le pays compte 57 millions d’habitants pour une superficie de 945 000 km2. Dar Es Salaam située sur la côte est la plus grande ville de Tanzanie avec près de 3 millions d’habitants. La capitale du pays est Dodoma, une ville plus petite située vers le centre du pays. La Tanzanie a deux langues officielles : l’anglais et le swahili. Cette dernière est une langue d’origine bantoue qui emprunte des mots à l’anglais et à l’arabe. Cette langue est aussi parlée au Kenya, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, au Mozambique et en République Démocratique du Congo.

Notre groupe de pionniers a décidé de poser ses valises dans la ville d’Arusha au nord du pays. Une ville de +/- 500.000 habitants (la région d’Arusha compte +/- 2.000.000 d’habitants). A quelques kilomètres de cette ville se trouve le quartier général de l’organisation à but non lucratif “The White Rose“ dont les projets principaux sont destinés à améliorer l’enseignement dans les écoles primaires de la région. L’un des projets qui nous a plu, était de réaménager plusieurs classes d’une école et permettre aux élèves d’étudier dans un climat plus serein. Néanmoins, pour arriver dans cette ville et vivre ce magnifique projet, il y a du chemin !

Le récit de notre voyage

Notre périple a débuté par un vol de trois heures au départ de l’aéroport de Düsseldorf. Nous avions choisi la compagnie Turkish Airlines pour ses excellents tarifs via Istanbul. Notre escale de 5h30 en Turquie était un peu longue mais nous a largement permis de profiter du nouveau terminal… Ensuite, c’est un vol direct de +/- dix heures vers l’aéroport international de Kilimandjaro. Dès notre arrivée (après les formalités douanières) nous avons rencontré le responsable de l’organisation « The White Rose » qui nous a emmenés à proximité d’Arusha à +/- 2 heures de route de l’aéroport, à l’endroit où nous avons vécu pendant 15 jours.

Premières impressions de cette terre inconnue

Nous sommes directement dépaysés ! Notre petit bus des années septante est, lui-même, déjà une attraction. Sur le chemin, nous découvrons l’Afrique dans toute sa splendeur : les dames portant des branches de bambou ou des seaux d’eau sur la tête, les “buda buda“ ces motos-taxis qui sillonnent les rues, ces marchands en tous genres aux bords des routes, la pauvreté, les as de la débrouille, … Le groupe (dont certains n’avaient jamais pris l’avion) commence à prendre conscience qu’il est bien loin de chez lui. A notre arrivée, dans le petit village où nous dormons, c’est l’heure du repos pour nos jeunes pionniers…

La découverte des lieux

Après quelques heures de sieste bien méritées, nous partons à la découverte des environs. Nous découvrons une ville qui grouille de monde dont les quartiers semblent particulièrement peu sécurisés et, tous les dix mètres, nous apercevons les étals des marchands locaux au bord de la route. Cette première escapade, nous a donné faim, il est temps de rentrer « à la maison » pour y manger et passer notre première nuit. Nous rencontrons notre mère d’accueil, Lolita. Elle sera notre cuisinière et nous préparera de bons petits plats pendant quinze jours. Cette Lolita est une dame très aimable avec une petite fille de trois ans. Nous découvrons l’immense hospitalité des tanzaniens. Notre logement se trouve quelques mètres plus loin dans l’office qui contient des chambres pour 2 ou 3 personnes avec toilettes à la turque et douches.

Notre mission de bénévolat

8 mois de préparation : un beau projet, un groupe uni et motivé, des fonds à récolter à travers de nombreuses activités en Belgique, une association locale, des moments de galère, du matériel scolaire à acheminer, des papiers, beaucoup de papiers. Voilà ce qui résume notre voyage en Tanzanie.

Nous démarrons réellement notre première journée en nous rendant à l’école où nous serons au service des enfants durant quinze jours. Nous sommes accueillis par les chants, les cris et les rires des 2400 élèves présents.

Nous rencontrons la directrice et mettons en place notre mission de volontariat. La tâche confiée est ardue. Nous devons rafraîchir six classes (intérieur et extérieur) qui sont dans un piteux état !

Nous sommes impressionnés, mais les 8 mois de préparation nous obligent à y croire. Nous avons récoltés 900 € lors de nos activités en Belgique et ceux-ci devraient suffire pour avancer. Nous nous répartissons en groupe de 4 ou 5 et nous nous mettons directement au travail.

L’accueil à l’école est hallucinant, les gens sont hyper chaleureux et ils nous témoignent déjà leur confiance. Nous sommes littéralement choqués par la pauvreté, la précarité des classes et le nombre d’élèves mais sommes surpris par le sourire que tous ces enfants arborent. Ils sont sincèrement heureux de notre présence. Nous sommes tout aussi admiratifs et envieux de l’ambiance simple et authentique qui règne dans cette école.

Quand nous nous mettons au travail, les enfants restent statiques à la fenêtre et nous observent avec un grand sourire aux lèvres. Ils savent que nous travaillons pour tenter d’améliorer leur quotidien.

Pendant 2 semaines, nous avons travaillé sans relâche pour que ces classes soient dignes d’accueillir ces enfants exceptionnels.

A l’intérieur nous avons plâtré les murs et effectué de nombreuses réparations. Nous avons posé 3 couches de peinture beige. Ensuite, nous avons peint une ligne noire de 20 centimètres pour que le mur se salisse moins vite.

A l’extérieur, nous avons poncés les murs, effectués des réparations, mis 2 couches de peinture beige puis une couche de peinture bleue pour différencier les classes restaurées des autres classes.

Le travail est terminé et il est impressionnant. Nous-même avions du mal à y croire. Et pourtant, nous avons réussi à accomplir cette mission : six classes rafraîchies et rénovées. Nous sommes à la fois fiers du travail accompli et tristes de ne pas pouvoir en faire plus. La réalité du terrain est tellement différente de nos vies européennes si confortables…

Une belle leçon de morale en guise de remerciement

Nous connaissions l’hospitalité du tanzanien mais le remerciement auquel nous allons être confrontés est bien au-delà de nos espérances et de nos envies. Nous devons avouer que nous en avons même été un peu gênés, intimidés. Lors de notre dernier jour de travail, nous sentions qu’il se passait quelque chose d’important ! Les élèves se préparaient à nous témoigner leur reconnaissance et nous remercier.

Nous avons eu droit à des chants et à des danses traditionnelles Massaï. Nous avons reçu un diplôme et une couverture Massaï. Et enfin, nous avons étés invité à manger. Ce remerciement digne d’une cérémonie officielle est incroyable et il clôt nos deux semaines de volontariat de la plus belle des manières. Cette aventure humaine était simplement formidable et restera gravée à jamais dans nos esprits.

Place à une autre aventure…car la Tanzanie, c’est aussi la découverte des « Big five »

Un safari formidable dans le parc national du Tarangire

Nos deux semaines de volontariat ont été coupées par un week-end. Une occasion unique pour ce petit groupe de jeunes de partir en Safari.

C’est une Toyota Land Cruiser spécial « safaris » qui nous a emmenés dans le parc national du Tarangire. Celui-ci se trouve à environ deux heures de route d’Arusha et nous a permis de découvrir le Mont-Meru.

Arrivés dans le parc national, nous sommes déjà accueillis par les grivets (des singes) qui se tiennent à quelques centimètres de nous. Ensuite, nous découvrons rapidement un somptueux paysage de savane.

A l’origine, ce parc était une zone de chasse prisée par de très nombreux braconniers. Il n’a été établi en réserve naturelle qu’à partir de 1970. Et, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux refuges de vie sauvage en Tanzanie. Il s’étend sur +/- 2.650 km² et il doit son nom à la rivière Tarangire, dont la vallée domine le terrain vallonné du parc. II est rempli d’animaux sauvages comme les gnous, les zèbres, des buffles et antilopes mais aussi des centaines d’oiseaux.

Le couvert végétal est largement dominé par des champs de baobabs, tous plus grand les uns que les autres, martyrisés par l’autre colosse du parc : l’éléphant. Le parc abrite plus de 5.000 pachydermes qui se baladent sur de très longues distances en formant des troupeaux puissants de plus de 500 individus ! Rien que le long de la rivière, on en recense plus de 1.500 …

Le parc peut passer brutalement du spectaculaire avec une faune riche et variée, à un parc totalement vide. Il suffit de quelques pluies (abondantes) pour que les animaux désertent. Nous y observons de nombreux zèbres, impalas ou autres gnous. Nous rencontrons quelques éléphants dont une famille qui passera à quelques mètres de la voiture. Impressionnant.

Nous passons la nuit dans des tentes au milieu des animaux et les cris entendus ont animés les discussions du petit-déjeuner. Durant cette nouvelle journée nous observons des girafes, des guépards à la jumelle, des babouins, des autruches, un python et de nombreuses variétés d’oiseaux aux couleurs acidulées…sans oublier ces vautours dépeçant les carcasses ou guettant que les prédateurs aient fini leurs repas ! On croisera des phacochères, des zèbres, des chacals, des antilopes et encore et toujours des éléphants au milieu des baobabs. Nous voyons des lionnes mais n’avons pas eu la chance d’apercevoir de lion. Par contre, nous avons eu l’occasion d’assister à l’échec d’une hyène à la chasse.

Après toutes ces aventures, nous quittons la Tanzanie avec des images incroyables plein la tête. L’hospitalité, la chaleur et le sourire des tanzaniens resteront à jamais gravés dans nos mémoires. Nous savons que nous avons vécus un voyage formidable et haut en couleurs. Un voyage rempli de chouettes moments de rencontres et de découverte d’une culture bien différente de la nôtre.

A l’heure de quitter ce pays riche en contacts humains, notre groupe de jeunes a été littéralement submergé par la joie et l’émotion.

Nous sommes heureux d’avoir pu contribuer au bonheur de quelques enfants africains en rénovant pas moins de six classes.

Il ne reste plus qu’à reprendre la route pour un nouveau projet, car aujourd’hui nous savons que notre mission humaine est loin d’être terminée !

Uhuru na Umoja (Liberté et Unité)

La Section Pionniers de l’unité scoute d’Aywaille (cliquez sur le lien pour la page facebook)

Commentaires

  • Fabienne

    16 octobre 2019

    BRAVO à ces jeunes 😊😊

  • Warenghien Curtis

    16 octobre 2019

    Superbe projet ! À recommencer sans hésiter !!! Merci pour la publication de cet article et la valorisation de notre projet !

    • Stéphan

      17 octobre 2019

      Avec plaisir et surtout, nous allons continuer à vous soutenir du mieux possible ! 🙂

  • Cédric

    17 octobre 2019

    Du temps, du talent, du cœur pour tous ces jeunes … et au bout, une expérience de vie, tout simplement !
    Remarquable et très émouvant reportage et compte-rendu : merci !

  • Sieiro Marie

    17 octobre 2019

    C’est magnifique !! Et on n’arrête pas de critiquer les jeunes et les scouts… 😤😤
    Ce voyage sera inoubliable pour eux et influencera leurs vies futures..
    Longue vie o scoutisme 💪💪💪

  • Julien

    17 octobre 2019

    Quelle joie de voir notre projet figurer sur ce blog ! Un travail de huit mois qui s’est concrétisé par une immense claque culturelle. Un bon moyen pour les lecteurs de voir de quoi les scouts d’Aywaille sont capables et ce n’est que le début. Merci Le Giga Voyageur pour cette publication et on en espère encore bien d’autres 🙂

  • André christine

    17 octobre 2019

    Bravo a vous tous ! La différence culturel ne dois jamais être une barrière à l’entraide . Vous nous le démontrés par vos jolies photos et votre récit si bien détaillé.
    Merci pour de le partager avec nous et continuez sur le chemin que vous avez commencé … basé sur le respect de l’autre .

  • Hanane

    17 octobre 2019

    Un beau voyage à dimension humaine …

  • Hubin

    17 octobre 2019

    Magnifique reportage, puisse l’aventure se poursuivre pour les prochains pionniers. par d’aussi beaux projets remplis d’humanité.

  • Alice Leloup

    21 octobre 2019

    Vive les pionniers d’Aywaille ^^

  • Alexandre

    21 octobre 2019

    Quel beau voyage avec un beau projet, on espère que ce sera aussi bien avec les futurs pionniers qui continueront à véhiculer ces belles valeurs. 😊

  • Fossa

    21 octobre 2019

    Un voyage qui permet d’aider des gens… C’est pas beau ça ? 😍
    Et en plus, c’est pas fini, cette année on est repartis pour de nouveaux horizons et pour aider d’autres personnes 🤩

  • 21 octobre 2019

    Très belle article et superbe action des pionniers

  • Tanguy

    21 octobre 2019

    Un magnifique voyage ! 😊 Et merci à tous les animateurs de la section pio pour ce voyage merveilleux, on en gardera un très très bon souvenir 😁

  • Guanaco

    21 octobre 2019

    Un exemple pour tous… Il suffit de prendre ses bottes et son coeur pour aider les gens 😊

  • Igor

    21 octobre 2019

    Récit très complet et bien documenté d’un merveilleux voyage de partage, d’entraide et de soutien entre les peuples du nord et du sud. Merci les scouts d’Aywaille. Soyez fiers de votre travail. Ayons confiance en la jeunesse.

  • Jo O

    22 octobre 2019

    Fantastique initiative. Solidarité et entr’aide au dessus de tout et au-delà les préjugés. Coup de chapeau. Ce texte m’a ému. Quel beau cadeau que cette couverture Massaï. Et quand en plus vous nous dites, que ce n’est qu’un début…Vous allez au devant d’un parcours de vie rempli d’émotions fortes et sincères. Top!

  • Sophie

    19 novembre 2019

    L’Afrique un rêve! Très beau projet! Félicitations

    • Stéphan

      19 novembre 2019

      Le prochain projet des scouts, c’est …..Bali ! J’en profite pour demander à tous ceux qui peuvent les aider de le faire car ces gamins font vraiment un travail extraordinaire !

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